En 2013, l'exploration de la grotte Rising Star en Afrique du sud a conduit à la découverte de nombreux squelettes d'une nouvelle espèce d'hominidé: les Homo naledi. Durant cette exploration le squelette d'au moins 15 individus ont été retrouvés. Depuis de nouveaux restes ont été découverts comprenant des enfants et des adultes. Certains de ces restes ont étés datés entre 335 et 236.000 ans. La morphologie de cette espèce est inhabituelle car composée d'une mosaïque de différents traits avec un petit cerveau, des petites épaules et un petit tronc similaire aux Australopithèques, et des mains, des jambes et une face plus importante similaire aux Homo. De plus l'ensemble de ces restes est assez homogène avec très peu de diversité. Une étude récente des dents de ces individus suggère que tous ces individus appartiennent au même sexe car il n'y a aucune différenciation sexuelles entre ces individus.

Palesa Madupe et ses collègues viennent de publier un papier intitulé: Proteomic analysis of dental enamel from 20 Homo naledi individuals shows no male markers. Ils ont analysé le protéome ancien de 23 dents d'Homo naledi appartenant à 20 individus différents issus de quatre chambres différentes de la grotte Rising Star: Dinaledi, Lesedi, Hill et l'aire désignée par la référence U.W. 110:

2026_Madupe_Figure1.png, juin 2026

Les résultats ont montré que la protéine AMELX a été retrouvée chez les 20 individus, alors que la protéine AMELY n'a pas été retrouvé dans aucun individu. Ces résultats suggèrent que tous les Homo naledi de la grotte Rising Star sont des femmes. La probabilité de ce résultat est supérieure à 95% pour 19 de ces individus et comprise entre 50 et 95% pour le vingtième individu.

Enfin concernant la protéine COL17A1, tous les Homo naledi porte la version ancestrale P, comme les paranthropes et les grands singes, alors que les Homo sapiens, les Dénisoviens et les Néandertals portent la version dérivée A:

2026_Madupe_Figure3B.png, juin 2026